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RTX Spark : les premiers PC arrivent le 16 octobre

NVIDIA RTX Spark : la puce Arm de NVIDIA pour PC Windows arrive le 16 octobre dans les portables. Caractéristiques, constructeurs et compatibilité.

Publié le 3 min de lecture
RTX Spark : les premiers PC arrivent le 16 octobre

Présentée en mai, la puce NVIDIA RTX Spark entre dans sa phase commerciale. Lors d'un événement Windows et Surface organisé par Microsoft le 7 octobre à San Francisco, NVIDIA a ouvert les précommandes des premiers ordinateurs portables qui l'embarquent, avec une disponibilité annoncée au 16 octobre. Les mini-PC de bureau suivront en novembre.

Une puce Arm signée NVIDIA

RTX Spark a été dévoilée le 31 mai 2026, en marge du Computex de Taipei. NVIDIA la décrit comme une « superpuce » qui réunit sur un même boîtier deux éléments :

  • un GPU Blackwell RTX doté de 6 144 cœurs CUDA et de Tensor Cores de cinquième génération compatibles avec la précision FP4 ;
  • un processeur Grace de 20 cœurs basé sur l'architecture Arm, conçu avec MediaTek.

Les deux parties communiquent par l'interconnexion NVLink-C2C. L'ensemble partage jusqu'à 128 Go de mémoire unifiée et revendique jusqu'à 1 pétaflop de calcul IA en FP4. NVIDIA n'a pas communiqué de prix ni de finesse de gravure.

Cette mémoire partagée entre CPU et GPU est au cœur du positionnement : elle doit permettre de faire tourner localement de grands modèles d'IA, sans dépendre du cloud. Reste à voir à quel prix ces configurations seront proposées, alors que la pénurie de mémoire vive pèse sur tout le marché.

Quels constructeurs ?

Microsoft a annoncé en mai que les premières machines viendraient de Surface, ASUS, Dell, HP, Lenovo et MSI, et NVIDIA a précisé qu'Acer et Gigabyte suivraient. Les formats vont des portables fins aux PC de bureau compacts. Microsoft a construit son Surface Laptop Ultra autour de cette puce. Lenovo a présenté à l'IFA ses Yoga Pro 9n et Yoga 9n 2-en-1, tandis qu'Acer y montrait un concept de mini-PC.

Les fiches techniques détaillées et les tarifs varient selon les constructeurs : il faudra attendre les premiers tests indépendants pour juger de l'autonomie, que Microsoft qualifie d'« une journée entière » sur la base de tests internes.

La compatibilité, enjeu central

Comme les PC Windows équipés de puces Snapdragon, les machines RTX Spark fonctionnent sous Windows on Arm. Les applications x86 qui n'ont pas été recompilées passent par Prism, l'émulateur de Microsoft, qui prend désormais en charge les instructions AVX et AVX2. Microsoft promet une version de Prism optimisée pour ces PC.

Côté jeu, l'éditeur cite la prise en charge des systèmes anti-triche Easy Anti-Cheat d'Epic et BattlEye, ainsi que l'arrivée de League of Legends et de VALORANT. NVIDIA met aussi en avant la plateforme CUDA complète, un argument pour les développeurs et les créateurs qui utilisent déjà ses outils.

Un pari sur l'IA locale

Au-delà du matériel, NVIDIA et Microsoft présentent RTX Spark comme la plateforme des « agents personnels ». Microsoft a annoncé le 7 octobre la disponibilité générale de Microsoft Execution Containers, une infrastructure qui permet aux agents IA de s'exécuter de manière isolée en arrière-plan. NVIDIA, de son côté, propose OpenShell, un environnement chargé d'appliquer des règles de confidentialité et d'orienter les requêtes vers des modèles locaux.

Pour les acheteurs, la question sera surtout celle du rapport entre prix, performances et compatibilité logicielle face aux PC x86 d'Intel et d'AMD. Nos repères pour choisir un processeur de PC en 2026 restent valables : tout dépend des logiciels que vous utilisez au quotidien.

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