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Python 3.10 en fin de vie : que faire maintenant

Python 3.10 est en fin de vie depuis le 1er octobre 2026 : plus aucun correctif de sécurité. Risques, versions cibles et étapes pour migrer sereinement.

Publié le 3 min de lecture
Python 3.10 en fin de vie : que faire maintenant

La branche est désormais gelée. Selon le calendrier officiel (PEP 619), Python 3.10 est en fin de vie depuis le 1er octobre 2026, cinq ans après la sortie de la 3.10.0, le 4 octobre 2021. Les mainteneurs le disent sans détour : plus aucune mise à jour ne sera fournie et plus aucun ticket ne sera accepté pour cette version. Pour les équipes qui l'utilisent encore en production, c'est le moment de planifier la migration.

Une dernière version de sécurité, 3.10.22

Le dernier acte de la branche est Python 3.10.22, publiée le 1er octobre 2026. Comme toutes les versions de sécurité depuis 2023, elle est distribuée uniquement sous forme de code source, sans installeurs. Elle corrige plusieurs vulnérabilités référencées, dont plusieurs touchent le module tarfile (extraction en dehors du répertoire de destination, liens physiques vers des liens symboliques), mais aussi zipfile, ssl, urllib.request et le codec IDNA. La bibliothèque libexpat embarquée passe en version 2.8.5.

La page de téléchargement est explicite : la 3.10 « n'est plus prise en charge et ne reçoit plus de mises à jour de sécurité », et invite à passer à une version maintenue. Toute faille découverte à partir de maintenant dans l'interpréteur ou la bibliothèque standard de la 3.10 restera donc sans correctif de la part du projet.

Quelles versions restent maintenues

D'après le guide des développeurs de Python, la situation est la suivante :

  • 3.11, 3.12 et 3.13 ne reçoivent plus que des correctifs de sécurité, jusqu'en octobre 2027, 2028 et 2029 respectivement ;
  • 3.14, sortie le 7 octobre 2025, et 3.15, sortie le 9 octobre 2026, reçoivent encore des corrections de bugs ;
  • la future 3.16 est attendue en octobre 2027.

Passer à la 3.11 ne fait gagner qu'un an de répit. Pour un projet qui migre aujourd'hui, viser la 3.13 ou la 3.14 offre une fenêtre de support plus confortable. La 3.15, toute récente, est une option pour les projets dont les dépendances sont déjà compatibles ; nous avons détaillé ses nouveautés dans notre article Python 3.15 : ce qui change pour les développeurs.

Les points de vigilance pour migrer

Sauter plusieurs versions d'un coup suppose de lire les notes « What's New » de chacune. Deux évolutions reviennent souvent dans les migrations depuis la 3.10 :

  • le module distutils a été retiré de la bibliothèque standard en 3.12 (PEP 632) : les scripts d'installation anciens doivent passer à setuptools ou à un autre outil de build ;
  • plusieurs modules jugés obsolètes, comme cgi ou telnetlib, ont été supprimés en 3.13 (PEP 594).

En pratique, une migration se déroule en quelques étapes : inventorier les environnements encore en 3.10 (images de conteneurs, fonctions serverless, pipelines CI), vérifier la compatibilité des dépendances avec la version cible, lancer la suite de tests en traitant les avertissements de dépréciation, puis basculer par étapes.

Et si l'on ne peut pas migrer tout de suite ?

Certaines distributions Linux ou fournisseurs commerciaux continuent parfois de livrer des correctifs pour des versions arrivées en fin de vie, dans le cadre de leur propre politique de support. Il faut alors vérifier précisément ce qui est couvert, et ne pas confondre ce support avec celui du projet Python. Dans tous les cas, la fin de vie de la 3.10 rappelle qu'un runtime a une date de péremption, et que suivre son cycle de vie fait partie de l'hygiène de base de tout projet.

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