Orange coupe la 2G le 20 octobre : que vérifier
Extinction de la 2G : Orange arrête son réseau le 20 octobre 2026 dans 43 départements. Téléphones, alarmes, ascenseurs : ce qu'il faut vérifier.
L'extinction de la 2G entre dans sa dernière ligne droite chez Orange. Après Nice le 22 septembre et 44 départements le 6 octobre, l'opérateur arrêtera son réseau 2G le 20 octobre 2026 dans les 43 départements restants de France métropolitaine, dont Paris. Téléphones anciens, alarmes, téléassistance ou ascenseurs connectés : voici ce qu'il faut vérifier.
Le calendrier d'Orange
Selon le calendrier publié par Orange et relayé par l'Arcep, l'arrêt s'est fait par vagues. Les premières ont touché le Sud-Ouest : l'agglomération de Biarritz, Anglet et Bayonne le 31 mars, les Landes et le reste des Pyrénées-Atlantiques le 12 mai, puis sept départements d'Occitanie et de Nouvelle-Aquitaine le 9 juin.
La généralisation a commencé le 22 septembre à Nice, puis le 6 octobre dans 44 départements, dont la Corse, la Bretagne, une partie de l'Île-de-France (77, 91, 93, 94) et une grande partie du quart sud-est.
Le 20 octobre, la coupure concernera 43 départements, notamment Paris et les Hauts-de-Seine, le Rhône, la Gironde, le Nord et l'ensemble de la Normandie et du Centre-Val de Loire. À cette date, le réseau 2G d'Orange sera totalement arrêté, à une exception près : dans les zones blanches réglementaires, les clients garderont l'accès à la 2G jusqu'à une coupure prévue entre le 1er et le 15 décembre 2026.
Les autres opérateurs ont publié leurs propres calendriers, recensés par l'Arcep. Pour la 3G, l'arrêt est annoncé en 2028 chez Orange, fin 2028 chez SFR et fin 2029 chez Bouygues Telecom. Free Mobile n'a pas encore communiqué de date.
Encore 1,7 million d'appareils 2G actifs
Dans son observatoire publié le 24 septembre, l'Arcep compte encore 1,7 million de terminaux uniquement compatibles 2G actifs fin juin 2026 en métropole, contre 2,9 millions un an plus tôt, soit une baisse de 41,4 %. Les objets connectés (M2M) reculent plus vite, de 50 % sur un an, que les téléphones (35,5 %).
Si l'on ajoute les appareils compatibles 3G et 2G seulement, le parc concerné à terme passe de 5,9 à 3,9 millions en un an. Le rythme baisse, mais des centaines de milliers d'équipements devront encore être remplacés.
Les équipements à contrôler
L'Arcep cite en priorité des équipements que l'on oublie facilement :
- les alarmes et systèmes de télésurveillance connectés ;
- les téléalarmes d'ascenseurs ;
- les systèmes de pilotage du chauffage ;
- les interphones et visiophones connectés ;
- dans les entreprises et collectivités, certains systèmes de gestion de l'eau.
Le régulateur conseille de contacter dès maintenant le fournisseur de chaque équipement pour un diagnostic. Un appareil qui n'est pas compatible 4G ou 5G cessera de fonctionner après l'extinction et devra être remplacé ou mis à jour.
Et votre téléphone ?
Pour les mobiles, la compatibilité 4G ne suffit pas : il faut aussi la voix sur 4G (VoLTE), faute de quoi les appels peuvent ne plus passer là où seule la 2G les acheminait. L'Arcep recommande de consulter la fiche technique du téléphone et les pages d'assistance de son opérateur, de faire les mises à jour logicielles (qui peuvent activer la VoLTE) et de vérifier que la 4G ou la 5G est bien activée dans les réglages.
Les anciens appareils peuvent être confiés aux programmes de reprise des opérateurs. Pour les syndics et les entreprises, le chantier rejoint celui de la fin du réseau cuivre : beaucoup d'équipements, comme les téléalarmes, sont concernés par les deux transitions.